L’Union européenne a mis en place un ambitieux plan de relance. Il est acquis que la Belgique pourrait obtenir un subside à concurrence de 5,15 milliards d’euros, auquel s’ajoute une possibilité de contracter des prêts.

« Alors que le Gouvernement fédéral prépare actuellement la contribution belge, je m’inquiète, explique le Président du MR Bruxelles David Leisterh, car Bruxelles doit jouer un rôle central dans la relance. Or, le Gouvernement bruxellois n’a encore rien communiqué de ses intentions ! Nous avons constaté, depuis mars, une attitude très attentiste. Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter cette erreur.

Il ne fait aucun doute que Bruxelles fut la ville la plus touchée économiquement par la crise. Les secteurs événementiel, culturel, touristique, ont été durement frappé. Par ailleurs, le télétravail est dévastateur pour l’HORECA bruxellois.

Je demande que le Gouvernement bruxellois saisisse cette opportunité unique de relancer l’économie Bruxelloise et de lancer des grands projets stratégiques pour propulser la Ville dans une nouvelle dimension poursuit David Leisterh. Compte tenu du rayonnement international de Bruxelles, notre Région devrait capter près de 2 milliards d’aides, car cela profitera à tout le pays.

Alors que les dépenses en infrastructures avoisinaient les 4% du PIB il y a quelques années, on est tombé sous les 2%. A défaut d’inverser la tendance, on fonce droit dans le mur. Nous sommes en train d’appauvrir l’avenir et d’hypothéquer le futur des Bruxelloises et des Bruxellois.

Concrètement, je demande au Gouvernement bruxellois de déposer immédiatement plusieurs projets à haute valeur ajoutée :

  • Proposons une accélération du développement du métro qui mette chaque Bruxellois à moins de dix minutes à pied d’une station ;
  • Créons plus de talents bruxellois en aidant nos universités, où les meilleurs outils seraient mis à la disposition de chercheurs et d’entrepreneurs ;
  • … ce faisant, investissons massivement dans la transformation digitale pour que Bruxelles soit innovante et axée vers le service aux citoyens ;
  • Finançons enfin l’isolation du bâti pour réduire la facture des ménages en même temps que l’empreinte écologique ;
  • Créons un nouveau quartier dans la Ville pour en faire un hub culturel qui attire entre autres la jeunesse à Bruxelles (j’avais déjà proposé durant l’été que Bruxelles soit candidate pour être capitale de la culture en 2030) ;
  • En matière de santé, View.Brussels a sorti un rapport en juillet dernier disant la filière des soins de santé était la plus porteuse: faisons de Bruxelles une capitale de référence en la matière ; on a bien remporté le prix nobel de physique avec le boson de Higgs (et Englert !) ;
  • En matière de formation, offrons enfin des infrastructures à la pointe dans les quartiers où le taux de chômage est le plus élevé depuis des années, pour former les talents de demain aux métiers d’avenir et mettre fin à une certaine fatalité ;
  • Concrétisons avec le Fédéral le RER mais aussi un TGV entre Bruxelles et Luxembourg ;

Ces projets correspondent aux priorités européennes et permettront d’obtenir un financement rapide pour opérer des changements visibles pour notre Ville-Région.

Lors des débats budgétaires, je demanderai au Gouvernement d’inclure des investissements stratégiques dans les infrastructures. Emprunter parce qu’on ne sait pas payer les dépenses courantes, ce n’est pas sérieux. Il faut rêver la Région de demain, mais il faut surtout se retrousser les manches dès maintenant.

Le Gouvernement bruxellois, entré en fonction avant la crise du COVID-19, n’a pas eu l’opportunité d’insérer un plan de relance dans son accord de Gouvernement. Le Parlement n’a donc jamais été consulté sur ce sujet. Nous demandons qu’un débat spécifique sur le plan de relance ait lieu dans les deux prochaines semaines.

Grâce à l’Europe, nous disposons d’une chance unique d’enfin activer un levier financier permettant de relancer l’emploi et d’augmenter la qualité de vie des citoyens.

Grâce à l’Europe, le manque de moyens pourrait enfin ne plus être l’alibi du manque d’investissements à Bruxelles. Il ne faut toutefois pas louper le train…

David Leisterh

 

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