Le « bois Georgin » est le nom d’usage attribué à l’espace boisé d’une superficie d’environ 5 hectares, situé dans la commune de Schaerbeek, à l’arrière des sites de la RTBF et de la VRT.

 

« Ce bois a la particularité d’avoir évolué de manière relativement autonome, sans intervention de l’homme, depuis son intégration en 1962 dans le complexe audiovisuel », explique Gaëtan Van Goidsenhoven. Pour cette raison, une grande variété de flore et de faune a pu se développer autour des 15.000 arbres du site. Or, dans l’état actuel du projet d’aménagement du site défendu par le Gouvernement bruxellois, la majeure partie de cette forêt urbaine devrait disparaître, ce qui est complément antagoniste avec les objectifs de maintien de la biodiversité urbaine, de préservation des îlots de fraîcheur et de qualité de vie en ville.

 

Cette forêt urbaine devrait disparaître, ce qui est complément antagoniste avec les objectifs de maintien de la biodiversité urbaine, de préservation des îlots de fraîcheur et de qualité de vie en ville. Gaëtan Van Goidsenhoven

 

En se basant sur la situation concrète du lieu, le MR Bruxelles propose de protéger la majeure partie du bois, sur des parcelles vouées à la bétonisation dans le plan de la majorité PSEcoloDéfi.

« Il y a lieu d’observer que la conception des autorités bruxelloises relative à la nécessité de construire autant de logements remonte à plusieurs années, dans un contexte où les projections démographiques faisaient état d’une hausse considérable de la population pour les années à venir, poursuit Geoffroy Coomans de Brachène. Or, entre-temps, les dernières projections démographiques ont été sérieusement revues à la baisse : le « boom démographique » bruxellois est désormais derrière nous ».

« Il faut également tenir compte de l’importante possibilité de rénover de nombreux immeubles et maisons vides aux alentours, complète Gaëtan Van Goidsenhoven. On estime que plus de 3.000 logements pourraient ainsi être trouvés parmi les autres projets ou logements abandonnés dans la zone Reyers ».

Néanmoins, le MR bruxellois demeure convaincu de la nécessité de créer du logement neuf, abordable et qualitatif en Région bruxelloise, d’une part pour répondre à la crise du logement actuel et, d’autre part, afin de proposer un modèle de ville attractif pour les personnes issues de la classe moyenne au sein de la capitale.

« En ce sens, l’objectif poursuivi n’est pas de s’opposer radicalement à la construction de logements au sein du PAD Mediapark, mais bien de trouver un équilibre entre la nécessité de densifier de manière maîtrisée une partie du site et de préserver les richesses de diversité biologique d’une autre partie, le tout à la lumière des éléments contextuels », conclut David Leisterh, président de la Régionale du MR.

 

L’objectif est de trouver un équilibre entre densifier de manière maîtrisée une partie du site et  préserver les richesses de diversité biologique, le tout à la lumière des éléments contextuels. David Leisterh

 

Pour toutes ces raisons, le groupe MR défend un ajustement équilibré du programme de construction tel que prévu par le projet de Plan d’aménagement directeur (PAD) actuel, en élargissant le périmètre de protection de cette forêt urbaine à toute la partie sud, le long de la rue Colonel Bourg.

Retrouvez la proposition de résolution complète ici.

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