La commune de Ganshoren connaît de nombreux projets de réaménagement de ses voiries qui sont à l’étude ou en phase test. Avec l’échevine de la Mobilité, Magali Cornelissen (MR), nous faisons le point sur ces dossiers.

 

Cela fait des années qu’on attend un réaménagement de l’avenue Charles Quint. Où en est le projet ?

 

Pour le moment, la balle est dans le camp de la Région. Il y a un peu plus d’un an, les communes ont été consultées ainsi que les citoyens. Nous avons formulé nos impératifs. Les trois scénarios comportent deux fois deux bandes pour les voitures, des pistes cyclables individuelles de chaque côté et des trottoirs de qualité. La question est de savoir ce qu’on répartit sur les deux fois deux bandes. S’agit-il d’une bande voitures et d’une bande réservée aux transports publics ? Une bande voitures et une bande réservée aux transports publics et au covoiturage ? Ou deux bandes voitures avec les transports publics qui n’ont pas de site propre ? Au niveau communal, on est plutôt favorable au scénario laissant la part belle au covoiturage. Nous avons aussi attiré l’attention de la Région sur le fait de maintenir le stationnement sur cet axe qui reste un axe, initialement, très commerçant. Et on espère qu’un aménagement qualitatif permettra un retour des commerces.

 

Comment se passent les discussions avec la Région ?

 

Lors de l’opération menée par la Région pour mettre en place des pistes cyclables temporaires sur les axes régionaux, nous avions clairement émis un avis négatif pour l’avenue Charles Quint. Et puis un jour, on a découvert par la fenêtre qu’une piste cyclable avait été dessinée pendant la nuit sur la moitié de l’avenue Charles Quint. En réalité, la réduction à une seule bande de voitures au milieu de l’avenue Charles Quint conduit à des embouteillages monstres avec un report du trafic dans des voiries qui n’ont pas vocation à accueillir du trafic de transit. C’est contraire aux principes de Good Move qui nous dit ne pas être contre les voitures mais qu’elles doivent se concentrer sur les grands axes. Pour Ganshoren, les grands axes sont l’avenue Charles Quint, l’avenue Jacques Sermon et l’avenue de l’Exposition. Nous avons demandé à la Région de la retirer mais nous n’avons même pas eu une réponse.

 

 

En tant qu’échevine de la Mobilité, ce n’est pas trop un casse-tête de mettre en œuvre le plan Good Move ?

 

C’est un véritable casse-tête. Surtout quand nous sommes mesurées, on ne fait jamais de gens contents. Ceux qui sont contre tout changement ne sont pas contents. Et ceux qui sont pour des attitudes radicales ne sont pas contents. On essaie de le faire avec conviction. Il faut prévoir de la place pour tous, mais il ne faut pas le faire au détriment des autres ou de manière radicale. On est conscient que la voiture prend beaucoup de place mais commençons déjà par permettre d’autres choix. Depuis que je suis arrivée comme échevine de la Mobilité en 2012, on le fait. À l’époque, il n’y avait pas de box à vélo, qu’une seule piste cyclable sur l’avenue Van Overbeke. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ganshoren est passée de la préhistoire aux temps modernes. Mais on ne souhaite pas supprimer de manière drastique du stationnement. Il ne faut pas oublier que Ganshoren est la commune la moins bien desservie en transport en commun. Nous devons d’abord améliorer cette offre.

 

Retrouvez l’interview complète sur le site de La Capitale 

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